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standard-title La Semaine Sainte d’Osuna

La Semaine Sainte d’Osuna

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El esplendor de este acontecimiento donde se mezclan arte, colores y olores unido a las calles y monumentos por los que discurren las procesiones, convierten a la SEMANA SANTA ursaonense en un acontecimiento sin igual.

El valor incalculable de las excelentes tallas que componen su imaginería, de autores como Juan de Mesa, Vicente de Tena o José de Mora, entre otros, unido al esfuerzo y vocación que hace un pueblo por su mayor festividad religiosa, convierten esta manifestación en un solemne espectáculo que debes conocer. El 12 de enero se celebra el día del PATRÓN SAN ARCADIO, mientras que LA ROMERÍA DE CONSOLACIÓN, el último domingo de abril, el Sin Pecado de la Virgen es llevado en romería por los hermosos parajes que rodean la ciudad.

Las Fiestas en honor a la patrona se celebran con LA VELÁ DE NTRA. SRA. DE CONSOLACIÓN durante la primera semana de septiembre.

PÂQUES À OSUNA. ENTRE EST ET OUEST.

La position particulière d’Osuna, à mi-chemin entre Séville et Grenade, a marqué la genèse et le développement de sa Semaine Sainte, de telle sorte que la fête, telle qu’elle se déroule actuellement résulte de concours de circonstances qui l’ont rattachée, selon les moments, tantôt à l’est, tantôt à l’ouest de l’Andalousie. C’est pourquoi, à titre d’exemple, on n’est pas surpris de voir des confréries qui portent leur statue à la manière d’Osuna, avec les hommes à l’intérieur de leur paso, alors que d’autres utilisent des barres transversales, comme c’est la coutume à Séville. La célébration de la Passion commence, avec le carême, par des actes cultuels, proclamations et concours de chant. À la suite de ces quarante jours, la semaine se déroule autour de processions pénitentielles journalières qui suivent toutes le même parcours officiel, en portant les statues sur l’épaule, avec cette façon particulière de déambuler, dans des rues étroites et pittoresques. Les processions débutent, après celle des rameaux, avec el Dulce Nombre (le Doux nom), où des enfants habillés en Nazaréens, portant des cierges et des branches d’olivier ou de palmier, accompagnent Jésus perdu, Jésus entrant à Jérusalem et la Vierge des Désemparés. Dès le lundi une confrérie porte le Christ de l’humilité, fait de papier journal, le long de son chemin de croix particulier, de San Pedro à el Carmen. Le lendemain, on peut admirer les trois pasos de la Vraie croix : Vera-Cruz, la confrérie la plus ancienne à défiler aujourd’hui. En milieu de semaine, on peut admirer le Christ de la Miséricorde qui passe sur son chemin escarpé entre les palais de la ville, dans un silence révérenciel. Le jeudi, deux confréries défilent ensemble, Jesús Caído (Jésus tombé), et la Humildad y Paciencia (Humilité et Patience), la première depuis la Collégiale, la seconde à partir des Carmes. La journée la plus chargée est sans aucun doute le vendredi. A l’aube, Jésus de Nazareth, accompagné d’une multitude de pénitents, beaucoup d’entre eux d’anciens habitants de retour pour suivre les processions, débute son chemin pénitentiel. Derrière lui vient la Dolorosa, de l’Ordre des Servites de Marie, qui se réunit sur l’esplanade de la Collégiale, et après une courte pause, commence la marche vers l’église. L’après-midi offre un moment de contrastes entre le fracas des tambours de la Paix et le silence de la chapelle et la douce musique chorale des Angustias (les Douleurs). Tout se termine le samedi lorsque, après la résurrection, les rues d’Osuna sont occupées tour à tour par l’urne du Christ défunt et la ‘Canina’ triomphale et paso à canopée des Franciscains de la Soledad.

Franciscains

Comme dans la plupart des localités de Séville, les processions pénitentielles commencent à partir du milieu du XVIe siècle autour de l’ordre masculin des Franciscains, des religieux mendiants à vocation catéchétique et didactique, les premières sociétés étant la Veracruz (1545) et el Cristo de la Sangre, les deux fondées au couvent de San Francisco.

Confréries : une longue histoire

Au-delà de ces deux sociétés, beaucoup de confréries d’Osuna ont un long passé : las Angustias, (Détresse 1580), Jesús Nazareno (Jésus de Nazareth 1635), Dulce Nombre (Doux nom 1640), Humildad (Humilité 1720), Dolores (Douleurs 1730), Jesús Caído (Jésus tombé 1705), Misericordia (Miséricorde 1623), Santo Entierro (Saint enterrement) et la Paz (Paix).

Curieuses images

À Osuna, il existe deux pasos allégoriques qui font référence respectivement à la Résurrection et à la mort. Il s’agit de l’enfant Jésus perdu, qui renvoie à l’iconographie du Christ parmi les sages du temple de Jérusalem, et qui, tenant le monde triomphalement dans sa main et donnant la bénédiction, défile le dimanche des Rameaux. L’autre, qui met en exergue la Triomphe de la Sainte Croix, est connu sous le nom de la Canina ; on y voit un squelette, faux à la main, assis sur le monde et en pleine méditation devant la triomphe sur la mort de la Sainte Croix du Christ.

Le style d’Osuna

De nombreuses corporations de la ville ducale ont gardé leur style propre pour porter les mystères et les pasos. Ce style d’Osuna, employé autrefois dans d’autres villes de la région, consiste à porter le cadre sur les épaules, mais grâce à des barres parallèles aux côtés, plutôt que transversales.

Les Sept Paroles du Christ

Chaque Carême, la Confrérie de la Veracruz organise, depuis plus de cinquante ans dans son église, la proclamation des Sept paroles. De la même façon, elle préside le prestigieux concours de chant « Carmen Torres », actuellement dans sa vingt-cinquième édition. Ce sont les deux événements les plus attendus précédant la Semaine sainte.

Grands maîtres

Les processions d’Osuna témoignent non seulement d’une grande ferveur, mais aussi d’un important patrimoine. Parmi les images processionnelles on trouve des sculptures gothiques (Cristo de la Vera-Cruz) et baroques des meilleurs ouvriers de Séville et de Grenade, notamment Juan de Mesa (Cristo de la Misericordia), José de Mora (Virgen de los Dolores, Servitas), Luisa Roldán (Jesús Nazareno) ou Vicente de Tena.